Réflexions " philosophiques ".

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Spirit

Actuellement en orbite. Et ça tourne bien. Oui !
2 Mars 2014
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Bonjour,

J'ai écris un post que j'aimerais vous partager sur un lieu approprié, j'y dédie même un topic à part. Je regrette le nombre trop important de mes interventions, mais je souhaite vous montrer ce post pour avoir vos retours, j'espère que vous saurez comprendre cela. Passons maintenant au post en question, que je copie et colle pour ouvrir pourquoi pas des débats sur le monde ou plutôt un bric-à-brac de réflexions philosophiques.

Je précise que le côté décousu provient de mes pensées qui se sont laissées gouvernées par ce que je détaillerai ci-dessous. Je vous souhaite une bonne lecture et vous dit à bientôt.

Certes on peut se sentir petit par rapport à certains, mais rien ne peut être aussi grand que la musique, et les mathématiques, mais ces deux essences sont étroitement liées pour ma part.


Ecouter une musique c'est se laisser transcender par elle, la laisser nous envahir, nous prendre et la laisser jouer avec nous, nos sensations, se jouer de nous. Celle-ci provoque en nous des symptômes physiologiques, comme une accélération du rythme cardiaque ou des variations de la pression artérielle, une sensation de chaleur intérieure et d'apesanteur.


Celle-ci est faite de formes pures, de sons ordonnés, équilibrés, tandis que nous ne sommes que chaos, poussière, incohérence et déséquilibre par rapport à celle-ci. Il suffit de regarder ma personne, décousue, autodérisoire à l'excès, incohérente et floue.


La musique nous permet en quelque sorte de toucher un idéal de pureté, non souillé par certains êtres humains mais dépourvu de lui. Elle contient quelque chose d'indéfinissable, d'insensible et de sensible à la fois, recevable par nos sens mais portant un message ou des images, quelque chose de transcendant et d'immanent à la fois.


Certes la musique est créée par l'homme, par des génies et visionnaires, mais la beauté de celle-ci réside en le fait qu'elle se détache ensuite de l'homme, que celui-ci perd tout contrôle sur elle, qu'elle se diffuse où elle le "souhaite", nous touche comme et quand elle le "veut", nous brise ou nous reforme à notre insu.


Peut-être peut-on dire que musique et amour riment. Amour de qui, de quoi ? Je ne sais, mais qu'importe, suis-je pour savoir ? La musique peut transporter de l'amour, un amour du compositeur pour une dame, un amour pour la musique, un amour pour les formes qu'elle contient. Il peut aussi s'agir d'une identification de l'auditeur dans cette musique qui y puise son amour, ou le transpose, qu'il éprouve un "amour" de cette musique, où stimule celui pour une dame par celle-ci.


On peut aussi penser que la musique révèle une certaine vérité à l'auditeur, lui fait prendre conscience par un certain nombre de symptômes corporels de son insignifiance ? Comment un ensemble de fréquences peut-il avoir un tel impact sur moi ? Je ne suis rien par rapport à cette musique, ou plutôt quelque chose de sensible et qui peut recevoir. Peut-être alors artiste et producteur riment ensemble, peut-être que l'artiste produit la musique car il arrive à dépasser sa condition de récepteur sans pour autant la nier.


Une autre vérité apparaît, celle de l'amour. Présent dans la musique par transposition ou identification, celui-ci apparaît comme vrai par sa puissance. L'amour serait alors le support de la musique, lui donnerait sa force et son caractère envoûtant, serait même à son origine. Produisant la musique, il serait alors le moteur même de l'artiste. Celui-ci serait traversé par une force extérieure, non humaine, transcendante par sa pureté et beauté mais immanente par son influence sur l'être.


Certaines forces invisibles nous gouvernent donc, comme celle-ci, mais combien encore ne sont-elles pas révélées à nous ? Nous en sommes les jouets, celles-ci se substituent à d'autre pour mieux nous tromper, nous briser ou nous harmoniser si nous les percevons. Peut-être alors faut-il définir le monde comme l'ensemble de ces forces invisibles qui nous traversent, nous définissent et nous ordonnent ou non. Le monde, traversé par ces forces, ne deviendrait-il pas alors invisible lui aussi ?


Tout dépend de ce que l'on appelle monde. S'il s'agit de l'ensemble de ces forces, il le devient alors. Mais si le monde n'est réduit qu'aux effets de celles-ci, il devient visible et nous sommes coupés de toutes forces. Cependant par définition le monde est le tout, ainsi le monde correspond à l'ensemble des deux : causes et effets, si nous pouvons conceptualiser ces causes et effets, les temporiser et situer. L'homme n'est donc pas séparé de l'absolu, il y tend en le subissant, le percevant, le produisant quand il s'agit de musique.


Ce monde apparaît alors comme un tout harmonisé, mais ne ressemble-t-il pas à un chaos en regardant certains êtres et certains lieux ? Ces forces aiment se jouer de nous, ainsi elles m'induisent en erreur quand je pense le monde tel un chaos. Il s'agirait d'un chaos ordonné, ou régit par ces forces. Mais celles-ci ne sont-elles pas vides à cause de leur définition ? Celles-ci correspondent à l'être des choses et l'être du monde, elles sont donc ontologiquement immanente par leurs effets et transcendantes par leur unicité et l'impossibilité de les reproduire dans le sens d'en faire des copies.


L'homme est donc le sujet de l'être du monde, dans le sens qu'il est car est trompé, pour citer Saint Augustin (ou Descartes citant celui-ci). L'homme, régit par des forces transcendantes et immanentes, est donc condamné à vivre entre celles-ci, les subir, s'y plier comme pour l'amour, ou s'y affranchir comme l'artiste qui les utilises à des fins de production. Nous sommes donc le jouet de l'être des choses, mais cela ne signifie-t-il pas un destin en raison de l'ordre de ces forces ? Non, car elles surviennent de manière indépendante de toute volonté, elles ne peuvent se plier à aucune loi mais les créent, les modifient et nous trompent en conséquences.


L'homme en outre serait un milieu pour reprendre Pascal : "Un tout à l'égard du néant, rien à l'égard du tout". L'immensité de ce monde et son aspect minuscule mettent l'homme dans une situation inconfortable : il ne peut vivre sans ses forces, mais est de plus cloîtré entre ces deux abîmes de l'infini et du néant, ainsi réduit physiquement et métaphysiquement.


Il en est donc à réduit à penser ces choses, les écrire sur les tréfonds d'internet au pire, sans se soucier de tous les processus physico-chimiques qui lui permettent de penser, taper sur son clavier, transmettre instantanément les lettres sur l'écran, sans parler de tous les processus d'apprentissage de l'écriture voire de l'emplacement des touches du clavier pour les plus habiles, etc ...


Il en réduit à penser dans un lieu non approprié, d'où la création de certains lieux comme celui-ci pour y déverser toute chose étrangère au but de ce lieu, afin de le préserver justement pour assurer sa pérennité. Cette juste décision, gouvernée par des forces extérieures, a provoqué une autre restriction de l'homme dans cet équilibre entre deux abîmes.


Ces forces se superposent donc, s'enchevêtrent et nous perdent. Nous ne pouvons nous en détacher car elles assurent notre survie, mais nous ne pouvons nous les approprier car elles sont vivaces, invisibles et indivisibles, métaphysiques et détachées de toute relation à la volonté si volonté il existe.


Dans un tel monde et par de telles forces, comment pouvons-nous vivre en harmonie si cela n'est pas de notre ressort ? Comment produire d'effets ? Seuls les artistes le peuvent, il leur revient donc d'organiser le monde, de l'harmoniser et de le vivre pleinement. Mais comment naissent les artistes ? Ils sont les fruits de ces lois, qui ont créé un individu susceptible de tant recevoir que par un excès de reçu il produira en retour, comme toute réaction chimique arraché de son état initial il tentera d'y tentera d'y retourner, et ce par la production. L'artiste n'a alors pas d'autre but physiologique que de retourner à sa condition primaire, mais n'avons-nous pas dit que parler de but était vide de sens ?


L'artiste est le jouet de ces lois ou forces, mais est équilibré entre celles-ci et sa condition, et peut donc plus de choses que tout non-artiste, ainsi lui incombe la fonction d'ordonner un tant soit peu ce monde.
 
Bonjour,

Déjà merci, j'ai beaucoup aimé te lire, j'aime bien ta manière d'écrire, entrons dans le vif du sujet.

Je suis assez d'accord avec toi sur le premier paragraphe, j'adore la musique et je pourrais même dire, que c'est ma raison d'être (avec d'autre chose forcement), les maths quand à eux sont choses intégrante de notre vie et ce sans s'en rendre compte, j'irais même à dire qu'ils la régisse d'un certain point de vue. Mais la ou je suis en désaccord avec toi, c'est que je ne penses pas que les maths et la musique soit étroitement liée, toute fois je ne dis pas qu'ils n'ont rien en commun, un son est une ondes avec une fréquence donc il y a un lien mais de la à dire qu'il est étroit je n'en suis pas sûr.

Tu dis ensuite que la musique est faite de forme pure et est ordonnée à notre inverse, mais ne dit on pas d'un enfant qu'il est pure ? Alors pourquoi l'Homme ne le serait pas ? Peut être trop altéré par la société de consommation, je ne sais pas.

J'ajouterais aussi que pour moi et ce n'est que mon point de vue, les artistes qui compose des musique, pour quel style que ce soit, reste pour moi des personnes qui ont plus de facilité avec les sons et la musique que d'autre et en aucun cas des génies et encore moins des visionnaire, A. Einstein est un génie pour moi ou Gandi un visionnaire mais Mozart n'est autre qu'un homme qui sait jouer magnifiquement bien du piano.

Tu dis que l'amour serait le support de la musique, qu'il lui donnerait sa force et son caractère mais moi qui écoute du Hip-Hop, c'est vrai de l'amour il y en a mais il y a aussi de la haine et de la violence, je penses que la musique n'est pas seulement dirigé par l'amour mais simplement par l'auteur qui lui est dirigé par le sentiment qu'il éprouve en écrivant ses textes ou ses symphonies.

Bien sûr il y a des forces qui s'oppose et se complète mais un artiste, qu'il soit peintre compositeur ou autre, n'est pas plus soumis que toi ou moi à ces forces, je penses qu'il peu éventuellement y être plus sensible mais pas plus soumis et que en aucun cas c'est à un artiste de régir les lois de l’univers sous prétexte qu'il peut peindre un arbre plus beau que ce que je l'aurais imaginé ou faire une musique que j'aurais passé ma vie à simplement écrire.

C'est tout pour moi, je tiens à dire que je n'exprime que mon point de vue et que je suis ouvert à tout débat ;)
 
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Merci de ta réponse !

Tout d'abord, je t'explique mon rapport entre musique et maths. C'est plutôt un rapport sensible qu'un rapport concret, faire des maths c'est un peu faire de la musique, dans le sens où on retrouve les mêmes formes, on en créé de nouvelles, etc. C'est plutôt un parallélisme qu'un rapport concret, mais quand j'écoute une musique rythmée et pulsée je sens quelque chose de mathématique dedans, mais après tout ne possédons-nous pas une perception unique ?

Par rapport à la pureté de l'homme, j'étais plus dans la comparaison que dans un jugement simple sans niveaux. Mais par pureté j'entendais probablement (et inconsciemment) "ordre". Indéniablement on peut opposer l'être humain et la musique sur ce fait, notre monde présente certes des formes d'ordre, mais le chaos est présents et croissant ces derniers temps.

Par rapport au génie de l'artiste : il est pour moi indéniable. Certes ce n'est pas le seul, mais il est un des plus puissants par son impact sur la sensibilité humaine. Mais il est vrai que les philosophes, penseurs et mathématiciens par exemple me touchent beaucoup, et ce de manière différente. Peut-être étais-je centré sur l'impact physiologique, car modifier un court instant les processus biochimiques et physiques d'un homme relève pour moi du génie.

Quant au support de la musique, il est évident que l'amour transporte d'autres sentiments : il est le vecteur de ceux-ci, ou encore le lien entre tous ces sentiments contenus et suggérés par la musique. Ce n'est peut-être pas très clair, mais c'est comme cela que je l'entends.

Enfin, par rapport aux fameuses forces j'avoue que je pensais beaucoup à Nietzsche pour qui être artiste serait un effet de la vie, une vision que j'apprécie beaucoup. Pour le rôle de l'artiste, j'avoue que j'étais sous l'emprise de substances illicites (non je rigole), mais j'étais partie dans une réflexion philosophique assez atypique disons.

Mais encore une fois, merci pour ta réponse apportant un différent point de vue du mien, cela fait plaisir ! Et merci pour le compliment sur mon style ! >:^D
 
Je suis d'accord avec SawPalin : la musique ne sert pas qu'à exprimer l'amour. On pourrait penser que comme le compositeur (ou l'artiste) s'investit dans une œuvre et y donne du sien, il y met de l'amour. Mais ce n'est pas forcé.

Les poètes, par exemple, ont longtemps été considérés enthousiastes (< "théos" : dieu) : on pensait que Dieu parlait par les poètes, qui n'étaient que des réceptacles. Ça a longtemps été comme cela pour la musique (je parle de millénaires), puisque les Hommes préhistoriques utilisaient les échos d'une grotte, les percussions des stalactites, des instruments (qu'on peut qualifier comme tel puisqu'on a retrouvé des pilons qui produisent de véritables harmoniques) à des fins spirituelles. A l'époque, le monde animal avait une importance capital puisqu'il préservait la vie des Hommes, ou pouvait la leur ôter : c'est pour cela que de nombreuses fresques d'animaux ont été retrouvées dans les grottes, le monde animal étant tout-puissant. On pense donc que les Hommes préhistoriques vénéraient des divinités de la nature en utilisant principalement un instrument : la grotte, qui a d'autant plus un caractère sacré qu'elle est un lieu de sécurité contre les prédateurs.

Plus tard, au Moyen Âge, la musique était tout aussi sacrée. Elle a été énormément utilisée par l'Eglise et dans les églises. Elle avait un caractère religieux, mais pas seulement : cet art pouvait simplement servir de divertissement aux paysans, lors de fêtes ou de célébrations. Bien-sûr, ces fêtes pouvaient être religieuses elles aussi, mais elles pouvaient aussi être populaires, c'est le cas en hiver où, pour supporter la disette, on avait besoin de se distraire et de s'amuser.

C'est à partir de la Renaissance que l'on a commencé à codifier la musique et à l'écrire aussi. Dès lors, la musique devient de plus en plus complexe et "noble" : elle nécessite d'être instruit et éduqué. C'est de là que viennent les génies et le génie dont tu parles je pense.

Après, elle ne sert pas qu'à transmettre l'amour comme tu viens de te reprendre ! L'œuvre de Beethoven est pleine d'amour, d'espoir de fraternité, mais aussi de souffrance, de colère et de joie. Et puis au XXème siècle, la musique a été très expérimentale, je pense à la musique atonale, qui inspire plus de l'angoisse, de la tension, de la peur (certains films l'utilisent d'ailleurs).
 
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Reactions: manonbe01
Pardonnez ce quiproquo, je n'ai jamais voulu dire que la musique transmettait uniquement l'amour. Je voulais plutôt dire que l'amour était souvent présent dans la musique, voire omniprésent car il est toujours possible de le trouver.

Qu'il est dur de parler dans une forme aussi restrictive que celle de la langue française ...

Quand je parlais de l'amour tel le support de la musique, c'était à l'échelle du tout. Du point du tout, où à l'échelle du monde, on peut affirmer que la musique contient de l'amour, que ce soit du point de vue du compositeur ou de l'auditeur, du point de vue du contenu de l'oeuvre ou de ce qu'elle suggère.

C'est le point que j'aurai du expliciter : j'avais une réflexion principalement faite du point de vue de tout ce qui est, et donc je ne pensais pas aux justes cas que tu as évoqués ci-dessus, et je te remercie de me les rappeler car c'eût été insulter la musique que de la considérer uniquement en relation avec l'amour. Mais pour moi celui-ci peut permettre de tisser les sensations qu'elle procure entre elles, si la musique est une toile alors je considère l'amour comme le fil, et les différentes arabesques observables sur cette toile comme les sentiments qu'elle contient.

J'espère que vous m'aurez compris, souvent je dois faire de grands efforts pour expliciter ma pensée, car celle-ci va trop vite et sitôt que j'écris une phrase je ressens le besoin de passer à la suite sans prendre le temps de m'assurer que le lecteur comprendra, ce qui a donné lieu à ces quiproquos.
 
Dans toute la playlist suivante je ressens d'innombrables émotions ou sensations : aventure, amour, désespoir, mystère, curiosité, allégresse, tristesse, chaleur intérieure, hérissement de mes poils, transcendance, sensation de flottement ou d'apesanteur, liberté, fait de flotter, glissement, caresse, ordre, plénitude, atmosphère paisible ou au contraire violente, puissante, etc ...

Je pourrais encore trouver d'autres mots mais je pense que ceci suffira comme avant-goût. Voici donc la playlist en question, qui m'accompagne tous les jours en ce moment :

 
Peut-être que lire des essais t'aiderait à t'exprimer avec plus d'efficacité ^^ les essayistes sont forts pour ça. Je n'ai malheureusement pas compris pourquoi on peut affirmer que du "point de vue du tout" il y a de l'amour dans toutes les musiques.
 
Merci de me demander des prévisions, cela va m'aider :>

Du point de vue du tout est une formule pour dire au niveau du monde, de tout ce qui est. Ainsi au niveau de toutes les musiques qui existent, on peut trouver de l'amour.

C'est un peu comme le principe des tiroirs : si tu cherches quelque chose qui est dans ton armoire, en ouvrant tous les tiroirs tu seras sûr à 100% de trouver ce que tu cherches. J'ai été clair ? :^)