L’ancien patron d’Activision raconte avoir approché Mojang au moment où le phénomène Minecraft explosait. Une offre solide, des discussions en Suède… puis un retournement inattendu. L’histoire révèle un moment charnière pour l’industrie, bien avant que Microsoft ne mette la main sur Mojang puis sur Activision.
Un rachat envisagé… avant un changement de plan
Invité d’un podcast consacré aux coulisses du secteur, Bobby Kotick a confirmé avoir sérieusement envisagé un achat de Mojang au début des années 2010. À l’époque, Minecraft venait de s’imposer comme un phénomène mondial et attirait de grands groupes.
Kotick raconte avoir passé plusieurs jours à Stockholm avec Markus Persson, créateur du jeu. Après ces échanges, Activision aurait proposé 1,5 milliard de dollars pour acquérir Mojang et sa licence phare.
Le départ de Notch a tout changé
L’affaire semblait avancée jusqu’à ce que Persson annonce qu’il souhaitait quitter Mojang, tout comme ses principaux collaborateurs. Le studio comptait alors une trentaine d’employés.
Selon Kotick, reprendre un projet aussi massif sans son équipe d’origine paraissait trop risqué. Activision a donc renoncé, estimant ne pas pouvoir diriger un tel chantier en interne.
Microsoft arrive avec une offre historique
Peu après, Markus Persson contacte Kotick : Microsoft propose 2,5 milliards de dollars. Kotick affirme lui avoir conseillé d’accepter immédiatement l’offre, sur le ton de la plaisanterie, en promettant même de « partir acheter un avion » avec l’argent.
La suite est bien connue. Minecraft continue sa trajectoire ascendante sans son créateur, devient un pilier des contenus de Microsoft, et gagne en visibilité mondiale. Même son adaptation cinématographique, très critiquée, a dépassé les 950 millions de dollars au box-office.
Une histoire qui boucle la boucle
Dix ans plus tard, Microsoft rachète Activision pour 75,4 milliards de dollars, après une procédure de deux ans. Ironie du sort : l’entreprise qui avait coiffé Activision au poteau pour Minecraft finit par absorber le groupe dirigé par Kotick.
Source : pcgamer.com



