Mojang vient de corriger MC-4, le plus vieux bug non résolu de Minecraft. Signalé le 24 octobre 2012, il portait le numéro 4, soit le quatrième rapport jamais ouvert sur le traqueur de bugs du jeu. Quatorze ans plus tard, son ticket sur le traqueur officiel est enfin passé en résolu.
Le bug qui hantait Minecraft depuis 2012
Son intitulé tient en une ligne, les objets au sol apparaissent parfois au mauvais endroit. Concrètement, quand un objet se pose sur le bord d’un bloc, votre client le fait basculer dans le vide alors que le serveur, lui, le laisse en place. Les deux ne sont pas d’accord sur sa position.
Le résultat, vous l’avez forcément vu, ce sont ces objets fantômes qui tombent en boucle, qui tremblent ou que vous ramassez à un endroit où vous n’avez rien lâché. Le souci était particulièrement visible sur les fermes de canne à sucre, sous les arbres et dans les courants d’eau.
Pourquoi il a tenu si longtemps
Ce n’était pas un oubli. Les développeurs savaient. Au fil des années, ils ont expliqué que le problème venait d’une désynchronisation profonde entre client et serveur, et qu’une vraie correction supposait de revoir la façon dont le jeu calcule et transmet la position des entités. Une opération lourde, jugée coûteuse, pour un bug classé en priorité basse.
Le malentendu a duré au point de devenir une légende du traqueur. Dès 2013, un commentaire s’étonnait déjà qu’un bug aussi vieux reste ouvert. En 2016, un responsable disait ne plus réussir à le reproduire, sans qu’il disparaisse vraiment.
Une correction venue de la communauté
Le dénouement est arrivé par la porte que Mojang laisse ouverte. Le correctif retenu vient d’un contributeur extérieur, Panda4994, épaulé par l’analyse de code d’un autre membre, marcono1234. MC-4 a été clôturé dans un lot de cinq tickets résolus d’un coup, le 16 juin 2026 dans Minecraft 26.2.
La nouvelle s’est répandue en quelques heures, portée par les comptes qui suivent le traqueur. Le bug le plus ancien encore debout dans Minecraft a fini par tomber, et ce sont des joueurs qui ont tenu l’outil.
Reste une jolie démonstration. Le suivi public des bugs, que beaucoup trouvent lent et opaque, vient de régler une dette vieille de quatorze ans. Parfois, il suffit que quelqu’un s’en occupe.







