Le premier volet a braqué les cinémas avec 957,8 millions de dollars de recettes globales en 2025. Un succès économique massif, presque indécent, qui rendait la mise en chantier d’une suite totalement inévitable. C’est désormais officiel : le deuxième long-métrage s’appellera A Minecraft Movie Squared, avec une sortie calée au 23 juillet 2027.

Pourtant, le public se rappelle surtout de la bouillie visuelle et des critiques assassines qui ont accueilli le film Minecraft. L’industrie hollywoodienne a recyclé une licence lucrative sans trop forcer sur l’imagination. L’enjeu de ce second opus sera de maintenir les profits tout en essayant de redresser la barre artistique.

Pour y parvenir, la production muscle son casting en Nouvelle-Zélande. Kirsten Dunst rejoint officiellement l’équipe pour incarner Alex, la figure féminine historique du jeu. Plus intrigant, l’acteur Matt Berry passe d’une simple voix de PNJ dans le premier film à un véritable rôle humain en chair et en os.

Les premiers signaux pointent vers un antagoniste de taille pour contrer le Steve de Jack Black. Une réplique volée en coulisses laisse entendre que l’acteur pourrait camper Herobrine, le célèbre mythe néfaste d’Internet. Utiliser ce folklore est une mécanique classique pour s’acheter une légitimité immédiate auprès des puristes déçus.

Le retour des têtes d’affiche : Warner Bros garde ses stars mais tente de corriger le tir visuel pour la suite sur grand écran.

En marge de ces grandes manœuvres hollywoodiennes, Mojang meuble l’attente avec quelques activités secondaires. Un petit concours de construction, le Minecraft Movie Build Challenge, propose d’intégrer une création amatrice au générique de fin. L’exercice reste très limité, puisqu’il impose de bâtir sur une micro-parcelle ultra-fliquée de $16 \times 16 \times 32$ blocs.

Pour les moins courageux, une simple cape numérique s’obtient en perdant quelques minutes sur Twitch ou TikTok avant le 14 juin. Ces gadgets promotionnels restent anecdotiques. Ils confirment surtout que la plateforme cherche à gonfler artificiellement ses métriques d’audience en attendant le vrai rendez-vous de 2027.