Prévue prochainement sur Java Edition 26.3 et Bedrock Edition 26.50, cette nouvelle mise à jour constitue le troisième game drop de 2026. Elle a été annoncée lors du Minecraft LIVE de mai 2026 et sortira au troisième trimestre, sans nom officiel pour l’instant.
Le drop s’articule autour d’un nouveau biome, la forêt tachetée (Dappled Forest), et d’une nouvelle structure, le camp abandonné (Abandoned Camp). Dans leur sillage arrivent un set de bois complet, le peuplier, soixante-quatre découpes d’escalier et de dalle en laine et en béton, douze nouvelles cartes d’exploration et un lit à usage unique. Aucun nouveau mob n’est annoncé, mais deux entités font leur entrée, le coussin, sur lequel on peut enfin s’asseoir, et le bateau en peuplier.

Sommaire
Ce qu’il faut retenir
- Un nouveau biome de surface, la forêt tachetée, peuplée de peupliers aux feuillages rouges, oranges et jaunes
- Une nouvelle structure, le camp abandonné, présente dans dix-huit biomes, avec coffres, tonneaux et coffres secrets
- Un set de bois complet pour le peuplier, de la pousse jusqu’au bateau à coffre
- Soixante-quatre nouvelles découpes, escalier et dalle, en laine et en béton, dans les seize couleurs
- Le coussin, première entité sur laquelle on peut s’asseoir, et le lit de paille, à usage unique, qui ne déplace pas le point d’apparition
- Douze nouvelles cartes d’exploration, dont l’ancienne cité et la mine abandonnée
- Le client passe à SDL3, ce qui règle enfin les raccourcis clavier sur AZERTY
- 168 bugs corrigés, nom officiel toujours inconnu, sortie prévue au troisième trimestre 2026
Les nouveaux blocs
Bois de peuplier
Le peuplier (poplar) rejoint la famille des bois jouables, avec l’ensemble complet auquel vous êtes habitué. On retrouve la bûche, le bois, leurs versions écorcées, les planches, puis tous les dérivés : escalier, dalle, barrière, portillon, porte, trappe, bouton, plaque de pression, pancarte, pancarte suspendue et étagère. La pousse de peuplier sert à replanter l’arbre.
Sa vraie particularité tient aux feuilles, déclinées en trois teintes, rouge, orange et jaune. De quoi composer des ambiances d’automne directement en jeu, sans dépendre d’un pack de textures.
Escalier et dalle de laine
La laine gagne enfin deux découpes réclamées de longue date, l’escalier et la dalle, disponibles dans les seize couleurs. L’escalier de laine se génère aussi naturellement dans les camps abandonnés, ce qui explique sans doute son arrivée maintenant.
Escalier et dalle de béton
Le béton reçoit le même traitement que la laine, avec l’escalier et la dalle dans les seize couleurs. Trente-deux blocs de plus, qui portent le total des nouvelles découpes de ce drop à soixante-quatre.


Les recettes suivent le schéma habituel, six blocs disposés en escalier pour quatre escaliers, trois blocs alignés pour six dalles. C’est le genre d’ajout qui ne fait pas de bruit mais qui change beaucoup de choses en construction moderne, où le béton servait jusqu’ici uniquement en bloc plein.


Lit de paille
Le lit de paille (straw bed) est un couchage à usage unique. Il fait passer la nuit sans réinitialiser le point d’apparition, puis se détruit une fois la nuit passée. Trois bottes de foin alignées en donnent quatre, et il s’empile par seize, ce qu’aucun lit classique ne permet.
Son terrain, c’est l’exploration. Dormir à mille blocs de sa base ne déplace plus la réapparition, qui reste l’affaire du lit classique et de l’ancre de réapparition.
Deux limites à retenir. Dans le Nether et l’End, le lit de paille n’explose pas mais se détruit à la tentative, sans rien laisser tomber. Les villageois l’ignorent, contrairement aux autres lits.
Le bloc se génère naturellement dans les camps abandonnés. Il possède ses propres sons de pose, de casse et de pas, ainsi qu’une statistique dédiée qui compte les nuits passées dessus.
Arbuste rouge et polypore
Deux petits blocs de décor accompagnent le nouveau biome. L’arbuste rouge pousse au sol dans les forêts tachetées, par petites plaques. La poudre d’os ne le fait pas grandir mais tente d’en faire pousser un second sur un bloc voisin, et il se composte.
Le polypore est un champignon qui s’accroche sur les faces pleines des blocs, surtout les troncs de peuplier debout ou couchés. Il existe en deux tailles, un coup de poudre d’os fait passer le petit au grand, et casser un grand modèle lâche deux polypores. Il se composte lui aussi, et le marchand ambulant en vend.
Sa particularité : il est rebondissant, comme le miel ou le slime, avec un son de rebond dédié quand une créature vivante retombe dessus. Il compte enfin comme un champignon en cuisine, ce qui change les recettes de soupe (voir plus bas).

Les nouvelles entités
Côté créatures, la mise à jour reste sobre. Aucun nouveau mob n’a été annoncé, et la forêt tachetée se contente de faire apparaître des variantes froides d’animaux déjà connus. Les nouveautés sont ailleurs, dans deux entités qui ne sont pas des créatures.
Coussin

Le coussin (cushion) est une entité, pas un bloc. Un clic droit dessus fait asseoir le personfnage, ce qui règle une absence de longue date, s’asseoir demandant jusqu’ici de détourner un wagonnet ou un bateau. Il existe en seize couleurs, une par couleur de laine, et mesure un bloc de large pour un quart de bloc de haut.


Sa pose obéit à des règles précises. À l’horizontale, le coussin s’aligne toujours sur la grille ; à la verticale, il se cale sur la surface qui le porte. Retirer le bloc en dessous le casse, et il reste impossible de le déplacer une fois posé.
Le coussin n’a pas de collision et se superpose donc à presque tout, sauf à un autre coussin. Il se génère dans le camp abandonné, à un ou deux blocs du feu de camp, avec les lits de paille, les seize couleurs ayant la même probabilité d’apparition.
Bateau en peuplier
Le bateau en peuplier et sa version à coffre se fabriquent à partir des planches de peuplier, sur le modèle des autres bois. Ils ferment le set du peuplier, qui devient un bois complet au même titre que le chêne ou le bouleau.
La génération du monde
Forêt tachetée
La forêt tachetée (Dappled Forest) est le biome vedette du drop. Elle se génère en surface, à proximité des biomes froids, et se reconnaît à ses peupliers aux feuillages colorés qui filtrent la lumière au sol. Le terrain mélange terre stérile, tapis de feuilles, champignons bruns, polypores et quelques épicéas épars.

Les troncs de peuplier couchés y sont plus fréquents que les arbres tombés des autres forêts, et ils portent systématiquement des polypores. Le biome joue des sons d’ambiance à l’entrée.
Six espèces y apparaissent, en variante froide quand elle existe : mouton, poule, vache, cochon, lapin et renard. La forêt tachetée entre aussi dans la liste des biomes à chambres d’épreuve, et elle devient obligatoire pour terminer l’avancement Adventuring Time.
Camp abandonné
Le camp abandonné (Abandoned Camp) est la nouvelle structure du drop. Sa tente se monte surtout en escaliers et barrières de laine blanche, et son allure change selon le biome : abri de pierre, mare, petit champ de cultures, arbre ou toiles d’araignée. On le présente comme une réserve cachée du marchand ambulant, ce qui explique les coffres trouvés à l’intérieur.

Le butin se répartit sur trois niveaux. Les tonneaux contiennent un assortiment d’objets communs, avec une chance non négligeable de toile d’araignée. Les coffres communs donnent des armes et armures en cuivre, des seaux, des boussoles, des cartes et des fusées de feu d’artifice. Les coffres secrets, eux, montent d’un cran : armes et armures en fer, diamants, or et potions.
La structure se génère dans dix-huit biomes, chacun avec sa variante de camp : prairie, bosquet de cerisiers, forêt, forêt de bouleaux, vieille forêt de bouleaux, forêt fleurie, forêt balayée par les vents, forêt tachetée, taïga, taïga enneigée, vieille taïga d’épicéas, vieille taïga de pins, jungle clairsemée, jungle de bambous, marais, savane, badlands boisés et jardin pâle.
Peuplier
Le peuplier est le nouvel arbre qui habite le biome. Il fournit le nouveau bois et porte un feuillage coloré, rouge, jaune ou orange selon les arbres, tiré au sort à la génération. C’est ce qui donne à la forêt tachetée son allure automnale si reconnaissable.
Chaque teinte a sa propre particule de feuille tombante, assortie à la couleur du feuillage. En revanche, la pousse récupérée sur les feuilles ne garantit rien : elle redonne un arbre au hasard parmi les trois teintes. Les arbres génèrent avec du tapis de feuilles autour ou des polypores dessus.
Les nouveaux objets
Douze nouvelles cartes d’exploration
La carte d’exploration connaît son plus gros élargissement depuis son introduction. Douze variantes s’ajoutent d’un coup.
Quatre pointent des structures qui n’en avaient pas : l’ancienne cité, la mine abandonnée, la pyramide du désert et les ruines océaniques chaudes. Trouver une ancienne cité sans creuser au hasard devient donc possible.
Les huit autres mènent à un camp abandonné, une par biome concerné : jungle de bambous, forêt de bouleaux, bosquet de cerisiers, forêt tachetée, forêt fleurie, jardin pâle, marais et forêt balayée par les vents.

Les changements
Le drop ne se limite pas aux ajouts. Il retouche l’équilibrage de plusieurs créatures, l’interface, les serveurs et le moteur de rendu, et corrige 168 bugs, dont certains ouverts depuis plus de dix ans.
Noyé au trident
Le noyé armé d’un trident change de comportement. Si le joueur passe à moins de trois blocs, il abandonne le lancer et bascule en attaque de mêlée, pour 16 dégâts de base. Le changement aligne Java sur Bedrock, et rend l’approche au corps à corps nettement plus risquée qu’avant.
Marchand ambulant
Le marchand ambulant enrichit son stock avec trois produits du nouveau biome : bûches de peuplier non écorcées, pousses de peuplier et polypores. De quoi récupérer le nouveau bois sans jamais mettre les pieds dans une forêt tachetée, et de quoi renforcer l’idée que le camp abandonné est bien une de ses réserves.
Bouclier, houe et pelle
Lever le bouclier prime désormais sur le labourage et la création de sentier. Concrètement, plus de champ labouré par accident en pleine défense. Pour labourer ou créer un sentier avec un bouclier en main, il faut s’accroupir.
Pot décoré
Deux changements. Les faces peuvent maintenant rester vides, ce qui donne accès à des pots partiellement décorés, disponibles en survie via les pots non décorés qui génèrent dans le monde et via une recette dédiée. Les tessons et les briques récupérés en cassant une face conservent aussi leurs données, ce qui n’était pas le cas avant.
Ragoût de champignons et soupe suspecte
Les deux recettes acceptent désormais deux champignons au choix, polypores compris, au lieu d’exiger un champignon brun et un rouge. De quoi cuisiner directement avec ce que vous ramassez dans la forêt tachetée, sans passer par une ferme à champignons.
Feuilles d’épicéa
Les feuilles d’épicéa ne lâchent plus de particules tombantes. Un détail visuel, mais qui corrige un comportement isolé du feuillage d’épicéa, seul à en produire sans raison depuis leur introduction.
Les autres changements de gameplay
- L’avancement Adventuring Time réclame désormais une visite de la forêt tachetée
- Le mode spectateur peut enfin emprunter les portails
- Le tatou ne tente plus de se rouler en boule sous l’eau
- Les pancartes n’exécutent plus automatiquement les événements de clic contenus dans leur texte personnalisé, pour des raisons de sécurité
- Les peintures nommées affichent leur nom quand on les regarde dans le monde, et plus seulement dans l’inventaire
- Les créatures persistantes cessent leurs déplacements aléatoires quand aucun joueur n’est à proximité, comme les autres, ce qui allège les fermes
- L’inventaire créatif retrie les minerais et leurs blocs, non tiérés d’abord, tiérés ensuite, et l’onglet blocs naturels suit maintenant l’ordre Overworld puis Nether puis End
- La texture de la botte de foin est retouchée, ses deux liens rouges deviennent symétriques et s’alignent avec ceux du lit de paille
- Les sons de l’archétype classique du cube de soufre changent
- Sur serveur, la propriété
white-listpasse àtruepar défaut, à surveiller si vous gérez un serveur (voir la commande /whitelist) - L’air de grotte n’est plus généré dans les grottes du Nether
- Les recettes de potions deviennent modifiables et créables par datapack, un chantier déjà détaillé dans notre article sur la snapshot 3
Le client passe à SDL3
C’est le plus gros chantier invisible du drop. Minecraft abandonne GLFW au profit de SDL3 pour la gestion de la fenêtre, des entrées et de l’intégration système. Le gain le plus attendu concerne le clavier : les touches sont désormais liées à leur position physique et non plus à un code dépendant de la disposition. Le vieux problème des raccourcis mappés en QWERTY sur un clavier AZERTY disparaît, tout comme le décalage des touches au changement de version.

Le reste suit. Le plein écran sans bordure devient le mode par défaut et basculer d’un mode à l’autre ne demande plus de redémarrer, au prix de la disparition du plein écran exclusif sur macOS. Linux passe nativement sous Wayland quand il est disponible, la souris accepte jusqu’à 48 boutons assignables contre 8 avant, et une nouvelle option autorise Alt + F4 ou Cmd + Q à fermer le jeu.
Deux autres chantiers accompagnent la bascule. Un nouvel algorithme de transparence, l’OIT, remplace l’option « Transparence améliorée » et règle une longue série de bugs d’affichage derrière l’eau, le verre teinté et les particules. Et l’écran des options du monde déménage dans le menu de jeu, découpé en Général et Multijoueur, avec les réglages LAN, accès aux commandes et port.
Pour les créateurs de datapacks
La partie technique du changelog est la plus dense de l’année. La tête d’affiche est la commande /posteffect, qui applique ou retire des shaders de post-traitement sur l’écran d’un joueur. Les effets vivent côté client, dans les packs de ressources, le serveur ne peut donc pas savoir si l’un d’eux s’appliquera réellement. Notre page des commandes Minecraft recense les autres nouveautés, dont les sous-ordres fill et override de /item.
Le vrai mouvement de fond est ailleurs : une série de composants d’objet fait basculer en data-driven ce qui était codé en dur. Les haches, houes et pelles, les combustibles de four et d’alambic, le compost, la nourriture des villageois et les textes de pancarte deviennent modifiables. Les tessons de poterie et les recettes de brassage suivent, et les apparitions de créatures quittent la définition des biomes pour de nouveaux attributs d’environnement.
Concrètement, un datapack peut désormais créer ses propres potions, ses propres combustibles et ses propres règles d’apparition sans toucher au code du jeu. Le format de datapack passe en 113.0, celui des packs de ressources en 94.0.
Galerie d’images











































